le statut de LMNP et LMP

Un propriétaire qui place son bien immobilier en vocation locative est associé soit au statut de Loueur Meublé Non-Professionnel, soit au statut de Loueur Meublé Professionnel. Comment différencier ces deux statuts ? Cet article vous présente un guide pratique pour comprendre la différence entre LMNP et LMP.

Les avantages du statut de loueur Meublé

Contrairement au statut de loueur non meublé, être un loueur meublé permet de profiter d’un loyer largement supérieur entre 15 et 25 % par rapport aux locations nues. Les dépenses supplémentaires (entretien des biens meublés, fourniture d’équipement) sont alors déduites des bénéfices imposables. Que vous optiez pour un LMNP ou pour un LMP, vous pourriez toujours bénéficier d’avantages fiscaux intéressants comme l’amortissement des biens et des matériels, des loyers sous régime d’imposition micro-BIC ou BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux). Être un loueur en meublé peut également vous faire bénéficier d’un taux de récupération important sur le montant de vos TVA.

Seuil déterminant pour le statut de LMNP et LMP

Pour obtenir un statut de LMNP, un propriétaire de bien immobilier ne doit pas percevoir plus de 23 000 € par an sur les revenus qu’il obtient suite à la location de son bien. La valeur de ces revenus ne doit pas non plus excéder la moitié des revenus du foyer fiscal professionnel concerné. A contrario, on peut accéder au statut de LMP si on perçoit des revenus locatifs supérieurs à 23 000 € pendant une année.

Les différences entre LMP et LMNP

Pour le cas du LMNP, les déficits seront imputés sur les revenus des BIC non professionnels au cours de l’année. À défaut, cette imputation prend comme base de référence les revenus des 10 prochaines années. Avec un LMP, l’imputation des déficits se fait sans limites sur les revenus globaux. Un propriétaire de logement en statut de LMNP détenteur d’un bien immobilier depuis plus de 30 ans est exonéré du régime d’imposition IR-PS. Un propriétaire en statut de LMP peut bénéficier de la même exonération totale en respectant deux conditions précises. La première est valide si l’activité réalisée sur les lieux dépasse plus de 5 ans. La seconde concerne la valeur de la moyenne des recettes hors taxe perçues, ramenées à 12 mois, pendant 2 années civiles successives précédant le calcul des plus-values. Si cette somme est inférieure à 90 000 €, on obtient une exonération totale. Par contre, si elle est supérieure à 126 000 €, on ne peut qu’espérer une exonération partielle.

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