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Pour juguler les accidents de la route, il faut des conducteurs aguerris et responsables. Cela passe par une formation de qualité. À ce propos, l’apprentissage anticipé de la conduite a donc été mis en place pour relever le niveau de compétence des conducteurs. De quoi s’agit-il ? Quelles en sont les conditions ? Comment se déroule-t-il ? Trouvez dans cet article toutes les réponses à vos questions.

L’apprentissage anticipé de la conduite : qu’est-ce que c’est ?

L’apprentissage anticipé de la conduite (AAC), ou conduite accompagnée, est l’une des voies qui mènent à l’obtention du permis de conduire. Il fait partie des méthodes de formation proposées par les auto-écoles. Il est ouvert aux jeunes apprenants âgés de 15 ans et plus. Si vous optez pour cette méthode, vous devez vous faire accompagner par un conducteur détenteur du permis B ayant au moins 5 ans d’expérience. L’apprentissage anticipé prépare à l’épreuve pratique du permis de conduire qui est réservée aux candidats ayant 17 ans minimum. Pour ce faire, il faut d’abord suivre une formation initiale. Ensuite, pendant 12 mois, vous apprenez à conduire sous la supervision d’un accompagnateur.

Parce que la conduite auto et moto est une activité à risque, cette démarche vise à renforcer les capacités des conducteurs dans le but de réduire le nombre d’accidents de la route.

Pourquoi opter pour l’apprentissage anticipé ?

L’apprentissage anticipé de la conduite offre plusieurs avantages, entre autres :

  • Une formation plus approfondie

Le fait de commencer cette activité plus tôt donne suffisamment de temps pour mieux apprendre. Cela permet à l’apprenant de découvrir différents scénarios possibles et de s’y accoutumer. Ainsi, il saura prendre les bonnes décisions lorsque les mêmes situations (ou presque) se présenteront à lui à l’avenir.

  • Une période probatoire moins longue

Ayant acquis une bonne maîtrise à l’issue de la conduite accompagnée, l’apprenant perdra certainement moins de points (ou même pas) au cours de la période probatoire, ce qui lui permettra de la franchir plus vite. La période probatoire, pour cette méthode d’apprentissage, dure 2 ans au lieu des 3 années pour la conduite classique.

Cela vous permet d’obtenir plus tôt le précieux sésame : le permis définitif.

  • Un coût réduit

Si vous voulez faire quelques économies, cette option vous convient donc. En effet, cet avantage concerne non seulement le coût de la formation, mais aussi les conditions proposées par les sociétés d’assurance. Celles-ci tiennent compte de la qualité de votre formation et votre niveau de maîtrise pour vous couvrir.

Qui peut participer à l’apprentissage anticipé ?

Pour participer à la conduite accompagnée, il y a un certain nombre de conditions à remplir par l’accompagnateur d’un côté, et de l’autre l’apprenant.

  • L’accompagnateur

Il doit être titulaire d’un permis de conduire de la catégorie B obtenu depuis au moins 5 ans. Il ne doit pas avoir été sanctionné par une décision de justice annulant ou invalidant son permis de conduire au cours des 5 années précédentes. Il doit aussi avoir l’accord de son assureur.

  • L’apprenant

La conduite accompagnée est réservée aux jeunes de 15 ans et plus. En plus, l’apprenant doit être inscrit dans une auto-école agréée. Il doit avoir suivi une formation initiale et obtenu l’examen du Code de la route (les documents attestant de tout ceci à présenter si besoin).

Comment se déroule l’AAC ?

Ce type d’apprentissage implique trois parties : l’apprenti, l’accompagnateur et l’auto-école représentée par le moniteur. Pendant la durée de la conduite accompagnée (1 an) il y aura plusieurs rencontres tripartites pour faire le bilan de l’apprentissage et des mises au point. L’apprenti a l’obligation de parcourir une distance totale de 3 000 km jusqu’à la fin de l’activité, après quoi il pourra prétendre à l’examen final sur appréciation du moniteur.